The Place Beyond The Pines, de Derek Cianfrance

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★★★☆☆

Après le poignant Blue Valentine, Derek Cianfrance nous plonge à nouveau dans un univers à la fois similaire et très éloigné de son premier bijou brut. Infiniment enthousiaste et excitée à l’idée de voir ce film, j’ai fait tout mon possible pour pouvoir assister à une projection, et ce n’a pas été aisée. Je ne regrette pas, ceci dit. The Place Beyond The Pines reste divertissent, tout en essayant de toucher à des thèmes plus ou moins délicats.

Je sais que certains s’attendaient à ce que Ryan Gosling soit le héros du film ou du moins le protagoniste principal. C’était mon cas aussi. Néanmoins, je sais que contrairement à moi, certains n’ont vraiment pas aimer le film à cause de cela. C’est quelque chose que d’ordinaire je ne comprends pas. Un film, contrairement à ce que beaucoup pensent, ne reposent pas sur les épaules d’un unique acteur, mais sur un casting entier, sur une histoire. Et c’est ce qui m’a permis d’apprécier l’histoire malgré tout. Car Bradley Cooper était bon, Rose Byrne aussi et les deux jeunes acteurs ont du potentiel. Pourtant, je voudrais quand même dire que c’est un peu irrespectueux pour le public mais aussi pour le reste des acteurs de faire de Ryan la tête d’affiche. On se fait prendre un peu pour des cons en gros. Encore une fois, ce n’est pas un seul acteur qui fait le film. Mais faire reposer toute la promotion (et je n’exagère pas!) sur lui, c’est surtout manipuler le public.

Le film en lui-même avait tout pour être une parfaite réussite : une bonne idée, un bon format, une très bonne réalisation et de bons acteurs. Je n’ai pas été déçue. Le film a répondu à mes attentes et c’est ça qui m’a déçu. Je m’attendais à ce qu’il dépasse tout entendement. A ce qu’il soit encore mieux que mieux. A ce qu’il soit plus fort que Blue Valentine et Drive, par exemple. Je m’attendais à ce qu’il soit fort, dur, violemment poignant. A ce qu’il me retourne. J’ai été déçue de ce point de vue là.

Tout au long du film, on découvre la vie, l’évolution, leurs actions, et on a souvent bien du mal à comprendre leurs motivations. Les deux premiers chapitres étaient subtiles mais clairs. Cela semblait excessif mais ça rentrait dans le sujet du film. Et la troisième partie était davantage bancale (je n’ai par exemple absolument pas compris le pétage de plomb de Jason). Elle avait un potentiel fou pourtant. La rencontre entre deux personnages, entre deux fils, de deux pères très différents. L’assassin, l’assassiné. L’homme de loi, le bandit. L’ambitieux, le dangereux. Les fils allaient-ils suivre le même chemin que leurs pères ?

C’est tout le sujet du film. Quelle est le rôle d’un père dans la vie de son enfant, de son fils ? Quelle est son importance ? A quel point peut-il l’influencer ? A quel moment peut-il l’influencer ? Un père peut-il arrêter d’aimer son fils, en être dégoûté ? Jusqu’où un père peut-il aller pour son fils ? Et à ce moment là, est-ce que enfreindre la loi est pardonnable lorsqu’on le fait par amour ? Quelles sont les conséquences de la mort d’un parent sur un enfant ? Est-ce que devenir criminel est excusable si c’est pour subvenir aux besoins de la chair de sa chair ? Et qu’est-ce qui l’est plus : être immoral ou hors-la-loi ? Peut-on être l’un sans l’autre ? Une famille peut-elle être liée à une autre du genre au lendemain ?

Le film pose toute ces questions, il nous interroge constamment, durant les 2h20. Et c’est pour ça qu’on peut dire que le film n’est pas mauvais, qu’il est même bon. Car en plus d’être bien joué, bien réalisé, il a une porté sociale, psychologique, philosophique; une ambition certaine. Pourtant les réponses ne sont pas claires, enfin quand il y en a. Je ne demande pas qu’il y ait une seule et unique réponse à chaque question que le film pose, ce serait insensé et prétentieux. Mais un film se doit d’être un minimum personnel, et lorsqu’on questionne de cette manière, sur des thèmes aussi intéressants et émouvants que ceux-ci, il est important je pense d’y répondre et ne pas rester constamment à la surface, sans aller plus loin.

Et finalement je crois que c’est ça que je reproche au film. On n’entre pas en immersion dans la vie des protagonistes, on reste à la surface. Nous ne sommes pas dans leur intimité et personnellement, ça m’a été difficile de m’attacher à eux. On est simplement spectateur. Et ça se passe vite, trop vite (une obligation peut-être avec ce format ?) qu’on ne nous laisse pas le temps d’analyser, de comprendre les motivations des personnages, de nous identifier à eux, de les aimer. Et c’est dommage car là aussi, il y avait du potentiel. J’aurais aimé m’attacher aux personnages de Ryan Gosling, Bradley Cooper, de leurs fils. J’ai conscience qu’ils sont surtout présentés de façon négative et que c’est fait exprès. Mais on ne s’attache qu’aux personnages secondaires (Rose Byrne, le père du perso de Cooper), car ils nous font soit pitié, soit nous impressionnent car ils contrastent avec la bêtise des héros.

J’ajouterais que contrairement à Blue Valentine, qui s’était révélé poignant mais très réaliste et qui traité sobrement de la séparation, de la fin d’un mariage, d’un amour, et qui était une réussite car en plus de cela, il nous intégré complètement à la relation des deux personnages, on était les vicieux dans leur intimité. Ici, le film aurait au moins pu être quelque chose dans le genre, une fresque tragique mais réaliste, ce qu’il n’est pas arrivé une seule seconde à être.

J’ai beaucoup critiqué, car beaucoup de choses m’ont gêné. J’ai été contente de l’avoir vu, je le reverrai à l’occasion, il était intéressant  bien joué, bien réalisé. Mais un film, c’est un tout. Et il manquait indéniablement plusieurs choses. Dommage.

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Zero Dark Thirty, de Kathryn Bigelow

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★★★★☆

 

J’étais très impatience de découvrir ce Zero Dark Thirty car je suis fan du casting : Jessica Chastain, Jason Clark, Kyle Chandler, Mark Strong… que des gens que j’aime. De plus, il me semblait que la traque de Ben Laden était quand même un sujet super passionnant à explorer, et Kathryn Bigelow est reconnue comme une très bonne réalisatrice, donc je ne me faisais pas de soucis.

J’ai néanmoins été déçue. Pour deux ou trois raisons.. la première, ce qui m’a vraiment gêné c’est les longueurs du film. Je m’attendais à un film moins passif, ça commence pourtant bien avec les scènes de tortures et non je n’aurais pas voulu qu’on ne voit que des militaires qui tirent sur des gens, ça aurait réduit le film à quelque chose de beaucoup moins important, beaucoup moins passionnant. Le problème c’est qu’on se coltine beaucoup de scènes de bureaux, de réunion et c’est génial, les dialogues, et tout. Mais à la longue, c’est juste ennuyeux. Je me suis ennuyée, voilà.

De même, le jeu de Jessica Chastain ne m’a pas semblé si bon que ça. Je ne vais pas dire qu’elle était mauvais non plus, ce serait un très gros mensonge. Je les trouvé assez exaspérante, et même si les motivations du personnages sont cohérentes, je ne me suis pas du attachée aux personnages. Alors est-ce à cause de Chastain qui est peut-être trop froide dans ce rôle ou au contraire l’est-elle juste ce qu’il est faut et c’est simplement le personnage qui m’est désagréable.

Le film reste néanmoins une claque, une bombe. Car il est extrêmement maîtrisé, la photographie est très belle, on est à deux doigts du documentaire, tout en restant bien ancrée dans le film.

En kongelig affære (A Royal Affair), de Nikolaj Arcel

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★★★★★

Un des plus beaux films que j’ai vu ces dernières années, et le plus beau film de ce début d’année. Poétique et sublimé par des acteurs, des plans, des costumes, des décors, la musique. Le trio de tête est captivant et magnifique, et le film n’est pas du tout manichéen comme il semble l’être de primes abords. Le roi est tout aussi émouvant que la reine et le médecin, qui partagent une magnifique histoire d’amour. Et puis ce casting absolument divin. En conclusion, c’est une véritable surprise pour moi, de découvrir un si bon film film d’époque, mais qui se trouve être danois. Ça va certainement être un déclic pour m’ouvrir davantage au cinéma européen autre qu’anglais et français. Et je ne par le même pas de la découverte historique que ce film m’apporte qui est aussi une analyse de l’influence des Lumières. Une claque.

Les Misérables, de Tom Hooper

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★★★★☆

Un film que j’attendais avec énormément d’impatience car je suis fan de la moitié du casting, car The King’s Speech a été MON film de 2011 et puis car j’aime beaucoup Victor Hugo, même si je n’ai jamais lu Les Misérables, je vous l’avoue. Et puis j’aime bien les comédies/drames musicaux, alors Les Misérables c’était pour moi !

Et je ne me suis pas trompée. J’ai adoré. Le casting était parfait, l’histoire sublime, la photographie magnifique. Hugh Jackman était grand, surprenant. Et Anne Hathaway aussi, même si elle ne méritait pas son oscar puisqu’elle n’est apparue dans à peine 10% du film et qu’elle n’a rien fait de transcendant non plus.

Mais ce qui m’a gêné c’est que ce soit que musical. Sans aucun dialogue, et ça nous empêche de nous attacher à la totalité des personnages, personnellement je même dire que le seul auquel je me suis attachée est Jean Valjean. Peut-être car c’est le héros et c’est celui qu’on voit le plus, mais aussi car il a m’a vraiment ému, dans ses doutes, dans ses prises de consciences etc, mais aussi car même s’il ne fait pas que des bonnes choses, il a toujours de bonnes intentions.

De plus, les chansons n’étaient pas assez distinctes les unes et des autres, et à la fin des 2h, on se retrouve avec une migraine et la pensée qu’on ne voudra pas revoir ce film de sitôt. Car oui, il était beau. Les décors, les costumes, les couleurs, la photographie, c’était sublime. Et c’est ça qui en fait un grand film, à mon avis. Le casting a porté le film a bout de bras, mais il n’est pas parfait, il ne peut pas être un chef d’oeuvre car il manquait définitivement quelque chose.

Silver Linings Playbook, de David O. Russel

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★★★★☆

Un excellent film que je ne m’attendais pas à aimer à ce point. En effet, après avoir vu la bande-annonce et lu le synopsis, je m’attendais à quelque chose de totalement atypique certes, mais beaucoup trop. Je ne voyais pas en quoi c’était pertinent et encore moins pourquoi les acteurs et le film avaient reçu tant de nominations pour une simple comédie romantique. J’ai un peu mieux compris en le voyant :

Ce film est drôle, pas moraliste, mais aussi extrêmement émouvant grâce à des personnages qui le sont tout autant, car malades et bipolaires, mais surtout totalement humains et donc attachants. Et c’est rare de voir autant d’authenticité dans un film américain, surtout romantique. Il apporte donc une nouvelle vision de l’Amérique, plus pauvre, moins édulcorée et idéalisée que celle qu’on a l’habitude de voir dans les films et séries tv. Il est aussi pertinent dans son approche des maladies comme la bipolarité ou la dépression, même si cet aspect est moins important dans la seconde partie.

Du côté des casting, c’est un sans-faute là aussi. Bradley Cooper est surprenant car à fleur de peau, plus fragile, mais aussi beaucoup moins classe qu’à l’habitude. Jennifer Lawrence est elle aussi surprenante car malgré un rôle vulgaire, exubérant et vraiment pas facile, elle reste très belle. Elle a reçu un Oscar, et même si je suis contente pour elle car je l’adore, que c’est un moyen de confirmer son immense talent, et parce que c’est un ovni : enchaînant les rôles, tous plus différents les uns des autres, brillant à chaque fois alors qu’elle n’a que 22 ans. Néanmoins je ne suis pas sure qu’il soit complètement mérité car je ne l’ai pas toujours trouvé très naturelle, la scène du bar quand elle fait une crise était impressionnante mais il était flagrant qu’elle jouait un rôle. Et ça, ça me gêne légèrement.

Les seconds rôles, je les ai trouvé tous décapants, absolument fabuleux. Du couple composé de Robert de Niro et Jacki Weaver, très réaliste, au pote de Bradley Cooper, et sa femme jouée par Julia Stiles, géniaux aussi. Le gros + du film, ce casting secondaire.

Anna Karenina, de Joe Wright

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★★★★☆

J’adore Joe Wright et j’adore ses films. J’aime beaucoup Keira Knightley et je suis la première dire que ses meilleurs rôles sont ceux « d’époque », que les robes victoriennes et compagnie ne lui vont comme à personne d’autres, et je dirais même que ceux sont les seuls rôles dans lesquels elle me convainc vraiment. Elle est à chaque fois divine, et sous la caméra de Joe Wright, c’est encore meilleur. Avec ce Anna Karenina, c’est encore la même chose.

Le film a beaucoup été critiqué mais moi j’ai adoré. D’ailleurs, je serais bien incapable de dire pourquoi il a été critiqué, car je ne lui trouve qu’un maximum de qualité. Peut-être que la réalisation est trop active, trop hyperactive même, peut-être que cette mise en scène théâtrale était de trop, ou alors simplement trop originale, mais justement c’est ça que j’ai aimé. Joe Wright nous bouscule et il se bouscule en même temps. Car quand on compare aux sublime et délicat Orgueil & Préjugés, il y une très grosse différence, même si j’ai quand même préféré ce dernier. On découvre néanmoins que Joe Wright a plusieurs flèches à son arcs. Et ce n’est pas raté.

Le casting est un sans faute. Keira Knightley nous fait du Keira Knightley mais du bon Keira Knightley, pas du Last Night ou London Boulvard, dans lesquels ses mimiques m’ont insupporté. Ici, on retrouve la Keira qui a joué dans dans Orgueil & Préjugés, avec sa sensibilité et sa délicatesse, mais elle est plus audacieuse, plus femme. Le casting est chorale, les acteurs sont tous divins, campant parfaitement son rôle. Et je pense qu’il faut signaler Jude Law qui se transforme, qui nous bouscule lui-aussi, grâce à sa prestation (la meilleure du film ? de sa carrière ?) mais aussi par son changement physique, nous habitué au beau dandy anglais qui nous fascine.

Les Débutantes, de J. Courtney Sullivan

Les Débutantes est un roman d’apprentissage qui relate les parcours de quatre jeunes femmes pleines d’avenir. Sally, Célia, April et Bree se rencontrent sur le campus de Smith, une université connue pour son esprit féministe et libertaire.

★★★★☆

J’ai toujours aimé les livres sur l’amitié. Car c’est quelque chose que je trouve très important, car c’est souvent des bouquins avec plusieurs personnages et c’est donc un façon de découvrir différents personnages, aux caractères totalement opposés. On pourrait d’ailleurs décrire les quatre héroïnes du bouquins de cette manière. De plus, n’importe quelle lectrice peut retrouver un peu d’elle même dans chaque héroïne.

Au début de l’été, je me suis donnée comme objectif de lire ce livre à cause des critiques que j’avais lu et de son résumé plutôt alléchant. Mais je n’ai pu me le procurer qu’à la rentrée. Cela n’a pas été un soucis, étant donné que j’ai dévoré le roman en l’espace d’une petite semaine. Je n’ai certainement pas été déçue.

On ne peut cacher qu’il y a quelques grosses ficelles, et que le malheur s’acharne vraiment sur nos Smithies qui atteint son paroxysme lors de la dernière partie avec April, qui finit un peu en queue de poisson d’ailleurs. Pourtant, ce roman est véritablement beau. Car il dépeint une magnifique fresque sur l’amitié, le féminisme, l’amour et la tolérance.

En effet, les jeunes filles étudient à Smith, une université américaine (et je dis encore oui !!) qui est connu pour son féminisme, une notion qui me tient beaucoup à coeur. Nous avons donc droit à des héroïnes féministes depuis leurs naissances ou qui le deviendront au contact de leurs nouvelles amies, mais aussi on nous présente une facette de ces universités féministes qui m’était totalement étrangère : son côté lesbien. Et c’est là, que la tolérance rentre en jeu. Parce que oui, c’est franchement fait avec finesse. Et alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’au moins trois des héroïnes finissent lesbiennes, ce n’est pas le cas. Sally et Celia ne le sont clairement pas. Et puis, il y a les cas d’April et Bree. La première a tellement été traumatisée par sa première relation, qu’elle est simplement repoussée par l’amour. Et elle trouve son bonheur dans l’objectif de « sauver », aider les femmes. Contrairement à ces trois-ci, Bree est la seule qui est dans une relation amoureuse avec une autre femme. Mais comme nous l’explique l’auteur : elle n’est pas lesbienne, elle est simplement tombée amoureuse d’une personne, d’une personnalité, qui se trouve être une femme. Et pourtant – sans être lesbienne moi-même – j’ai trouvé ce message extrêmement fort qui devrait inciter à la tolérance et au progrès, et que je soutiens totalement.

D’ailleurs alors qu’on parle de relations amoureuses, on en suit seulement quatre dans ce roman : Sally et son ancien professeur, Sally et son fiancé/époux; Bree et son ex-fiancé et Bree et sa petite-amie. Je dois avouer que ces relations ne m’ont pas spécialement passionné, mais je pense que c’est voulu. L’auteur a souhaité se concentrer sur les évènements des vies des jeunes filles, sans spécialement se concentrer sur leurs amours (pour signifier encore davantage leurs féminismes), tout en prenant soin de les rendre véritablement crédibles, car elles le sont totalement. On croit pleinement à ces différentes relations plus ou moins tumultueuses, elles sonnent vraies.

Et puis il y a les héroïnes, que je craignais être trop stéréotypés ou trop différentes pour qu’elles soient amies. Mais non. Elles ont toutes, entre-elles, des points communs, des similitudes et des grandes différences. Je ne pourrais dire qu’elle est ma préférée, car elles m’ont toutes émues, chacune à leurs tours ou ensemble. Je me suis retrouvée en chacune d’elle, dans leurs failles, leurs doutes, leurs ambitions et ce besoin désespéré d’être proche de ses amies, de les aimer, d’avoir confiancer en elles.

Un excellent bouquin, qui se lit extrêmement facilement, tout en étant follement intéressant : Il instruit, il passionne, il aborde des thèmes complexes et audacieux comme l’homosexualité, l’amour, le féminisme, l’amitié, le courage, l’harmonie qu’il peut y avoir entre différentes personnes et la volonté de faire les choses qu’il faut, des choses qui méritent de se battre pour. Un message dur et doux à la fois, écrit avec un très joli style et beaucoup de finesse.